Et si Papa était là pour toujours?

HISTOIRE DE PAPA

Depuis maintenant 5 ans et quelques dizaines d’heures,  que notre petit monsieur, amoureusement appelé Da’Mou, diminutif évident de « cher Adam au bedon mou et d’amour qu’on aime tant! », travaille quotidiennement à faire rire son public.  Ses farces dignes des plus grands comiques rappellent la nostalgie du cinéma muet.   Ses grimaces et cascades sont efficacement accompagnées de réflexions philosophiques sur la nature des choses.  Il n’est donc pas rare, avec p’tit bonhomme, de comprendre des concepts qui échapperaient certes aux penseurs les plus aguerris.  C’est en ligne avec cette philosophie que nous avons appris que les Olympiques d’hiver ne déménagent pas leurs montagnes après les compétitions.

Ce GRAND rayon de soleil, est également impliqué dans les travaux manuels de la demeure.  Ainsi, il participe toujours activement au choix du tournevis et au démesurage de distances courantes.  Comme le ferait un grand menuisier, il sait adapter son choix de « tape » à la taille de la tâche.  Farce à part, Adam est surprenant.  Ce petit être exceptionnel a une capacité en outillage qui a déjà, ce depuis longtemps, dépassé la connaissance générale en la matière de sa charmante maman.

Socialement, Adam est le centre de l’univers de bien des amis.  Il n’est pas rare que la Terre cesse de tourner lorsqu’Adam est assigné à résidence pour cause de température corporelle élevée.  Mais, pour l’instant, cette popularité infantile, ne lui monte pas à la tête.  Il reste sobre dans l’événement.

En tant que Papa (remarquez le P majuscule – après 3 kids on a le droit de se donner le GRAND P), je dois dire que je suis l’homme le plus comblé du groupe des pères les plus comblés.

Comme le Ying ne vient pas sans son Yang, le noir sans le blanc, Adam de jour ne vient pas sans son Adam de nuit !

Ainsi, lorsque le soleil se glisse sous la couette, c’est l’arrivée de l’ogre dans la demeure.  La joie apportée par les galipettes de ce petit Charlie Chaplin laisse place aux terrifiantes pensées de la grande noirceur.  Notre petit bonhomme est ainsi envahi de la décadente peur une fois des araignées, une fois de l’ombre derrière la porte…  Mais la plus grande de toute les peurs est certes celle de la disparition, sans avant-garde de sa chère « maman ».  Ces peurs se manifestent par l’éruption d’un volcan dans le ventre de petit homme causant une distribution systémique de : « J’AI MAL AU VENTRE », entre passé par les complaintes de « MAMAN / PAPA T’ES OÙ » et « MAMAN JE T’AIME », et ce sans fin….

Voilà que nos nuits sont toutes devenues terrifiantes, répandant ainsi noirceur sur nos matins. Les refus du levé causeront retards et séances d’amertume à l’intérieur de l’entité familiale.  La succession de ces soirées interminables transforma les réponses subjectivement rassurantes en réponses génériques, au point ou notre silence était devenu solution.  Ce « non-réponse » venait de démarrer une tornade agissant comme amplificateur de complaintes.  Au « MAMAN / PAPA…» nous nous exprimions par le silence ou par le « BONNE NUIT » traditionnel.  Le tout sans vraiment adresser cette anxiété grandissante dans le cœur de notre Grand Amour.

Comme pousserait une fleur dans un bloc de ciment, ce pour une raison inconnue, une nouvelle émotion fit surface ; la compassion. 

Compassion, cette cousine de l’empathie qui nous permet de ressentir la peur notre petit être.  Cette émotion qui nous permet, avec lui, de passer au travers de cette anxiété nocturne.  L’espoir se pointait enfin le bout du nez.

En fait, j’ignore si c’est simplement l’amour ou le désir de dormir qui causa la visite de cette nouvelle émotion, mais c’est ce que nous en avons compris qui fit la différence.  Et si par notre réaction à la troublante réalité, par notre silence, nous faisions en sorte d’arrêter les complaintes, d’arrêter les messages, d’arrêter ces mots d’enfant…entrainant ainsi l’interruption de ces je t’aime……brisant ainsi la confiance avec ce Da’Mou.

 

L’analyse de cette nouvelle logique entrainât un questionnement parental, non pas sur le niveau d’amour, mais bien sur l’application elle-même.  Cette nouvelle logique du cœur fit en sorte de remplacer efficacement les zombinations par des câlins de l’âme.  Cet amour enlaçant remplaça peu à peu les « à demain » par des « à tout à l’heure mon amour».  Nous assurâmes également des réponses quasi immédiates au « Je t’aime », ce peu importe l’heure de cet amour.  La vérité, c’est que maman développa, au fils du temps, un 16e sens, celui de répondre en dormant.  Cette faculté de fée magique, je ne l’ai pas, je me réveille toujours (ou pas), mais c’est bon!  Je vis bien avec le fait de me faire dire « JE t’AIME », ce peu importe l’heure.  Et vous savez quoi ?  Le dire en retour, et de savoir que ça réconforte le cœur d’un petit être, est aussi très bon! 

Alors fiston, ne cesse jamais de partager tes craintes, tes peurs, tes joies et tes peines. Je serai toujours là pour toi, ce peu importe l’heure du jour ou de la nuit!  Cette compassion je l’aurai toujours et tu ne seras jamais seul.

 

Filière13 c’est bien plus que des lunettes en bois!  Filière13 c’est un style de vie, une famille, un rêve! Soyez vous-même! Soyez fiers! Soyez Filière13!

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